Tout serai si simple si on pouvait arrêter le temps, ou ne jamais grandir, rester petit toute notre vie... Je sais que ce que je raconte paraît stupide, mais parfois sa nous faciliterai la tâche. Quand on n'est petit on s'imagine plusieurs choses, un monde merveilleux des amis extraordinaires, des peluches qui parle et des amis imaginaires... Je m'en rappels encore, je tenais la main de ma peluche et mon autre main a lui. Je leur parlais, je jouais avec eux. Puis j'ai entendu le grincement de la porte. Je me suis retournée :
- Ma chérie, il faut venir, manger maintenant. Dit-elle en me tendant la main, tu lâches ta peluche et tu viens.
- Attend je leur fais un bisous. Dis-je en souriant.
Je pris ma peluche puis lui fit un bisous, sur le front, puis je lui fit un bisous. Je me leva, puis je regarda ma mère qui était surprise.
- A qui tu as fait le dernier bisous ? Demanda-t-elle en me prenant la main avant de pousser la barière de sécurité.
- A mon ami.
- Ma chérie, tu étais juste avec ta peluche il n'y avait personne d'autre. Dit-elle en me fesant descendre des escaliers.
- Mais il était là maman, il est toujours avec moi.
Ma mère n'a jamais sut qui c'était réellement pour moi. Elle ne s'avait pas non plus ce qui se passait à mon école, les garçons qui me poussaient dans les couloirs, les filles qui me regardaient de haut. Alors a l'âge de sept ans, je me suis rattaché à la seule chose qui me restait, mon imagination... Pour moi, il était toujours présent avec moi, il me surveillait, il prenait soin de moi à l'école, il me tenait compagnie quand j'avais des problèmes ...
Maintenant j'ai grandit, je fais la différence entre le réel et l'irréel. Mais parfois, je l'avoue, sa me manque cette âge ou on n'est tous naïf et qu'on se laisse aller avec nos rêves et notre imagination. Quelque fois j'y repense et je me dis, que j'aurai aimé qu'il soit encore là qu'il soit réelle, car au moin avec lui je pouvais me confié, il m'écoutait, il ne m'insultait pas...
Je suis vite remontée dans ma chambre, je me suis assise sur mon lit, pris ma peluche que j'ai mis sur mes genoux et j'ai parlé comme sa. Je me suis mise à lui raconter ce qui s'est passé à l'école :
-Aujourd'hui, Etan ma poussé dans les escaliers, j'ai faillis tomber... J'ai eu B- à mon exercice de français. Et Lorie, ma insulté, j'ai rien dis, je lui ai pas répondus... Dis-je en touchant le bras de ma peluche.
« J'espère qu'on sera toujours amis quand j'aurai grandit ...»